Cinéma (3)

Cinéma

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« Le prix de l’or » est le titre de la pièce théâtrale. Mais c’est aussi le prix que l’Afrique paie pour l’extraction de ses richesses naturelles. La pièce, une coproduction de la compagnie Kucku-Produktion, du Kulturmarkt, de la compagnie Apsara et du Théâtre Evasion, est en diffusion au Burkina après la Suisse. 

 La pièce révèle tous les non-dits qui entourent l’extraction de l’or en Afrique par les grandes sociétés minières du nord.

L’histoire se déroule dans une province imaginaire d’un pays de l ‘Afrique de l’ouest appelée « Sou ».

Dans cette province les populations rêvent de richesse avec l’apparition de l’or plutôt que de se fatiguer dans les travaux champêtres. Mais que ne fut pas leur désillusion.

L’or qui devrait soulager la population est devenu par la suite source de désespoir, de division, de malheur pour les riverains. Les promesses d’eau, d’écoles, de dispensaires se résument à des bâtiments en durs érigés « sans enseignantssans médicaments pour le dispensaire… la seule route censée désenclaver  le village s’arrête devant la cour du chef», peut-on entendre.

Réalités

Un jeune fonctionnaire suisse, responsable de projet de développement durable, y est envoyé pour travailler avec les ONG internationales humanitaires qui luttent contre la pauvreté. Mais il sera confronté aux règles invisibles, aux non-dits des sociétés minières et a du mal à mettre son projet en place par manque de terre car l’Etat a autorisé la société à extraire l’or dans toute la province.

Les responsables politiques, religieux et traditionnels de chaque ethnie complotent pour avoir la main mise sur les aides et les avantages liés à l’extraction de l’or et les rencontres virent toujours à des disputes.

Le décor évoque la réalité des sites miniers. La mise en scène est  teintée de propos et d’actes comiques. De quoi tenir le public en haleine et faire oublier la durée de la pièce.

Elle est la restitution des conclusions d’une longue enquête menée dans des sociétés minières au Burkina par le metteur en scène.

« On a commencé les recherches ici il y a deux ans et surtout sur l’action qui travaille surtout sur l’or au Burkina et là on a visité toutes les différentes mines. On a fait des recherches, on a échangé aussi avec la population et le résultat, c’est ce que le spectacle décrit », raconte Roger Nydegger.

« Vous savez que 90% de l’or extrait au Burkina est raffiné et exporté en Suisse?», interroge-t-il. Avant de dire que « tout l’or qu’on creuse ici part en suisse. Nous on fait du profit et ici c’est une petite partie des retombées de cet or qui reste ».

Pour lui, c’est de montrer le lien qui existe entre les pays dits pauvres d’Afrique et les pays riches du nord. « C’est pour dire que c’est à partir des matières premières de ces pays d’ici que nous, nous sommes riches», dit-il.

Les Occidentaux savent que leur richesse vient de l’Afrique

Tout de même, il laisse entendre que ces pays (du nord) ne sont pas les seuls comptables de l’expropriation de l’Afrique. Il faudra lutter contre la corruption qui gangrène les sociétés.

Cette pièce est juste un prétexte pour faire prendre conscience. Pour ce faire,  le spectacle a été diffusé en Suisse et la pièce n’a pas déplu au public aux dires du metteur en scène.

« Il y a beaucoup de violations des droits de l’homme, des promesses qui ne sont pas tenues mais ils ont beaucoup aimé. On a dû refuser du monde. Beaucoup de gens savent que notre richesse a beaucoup à voir avec l’exploitation de l’Afrique en général », indique le metteur en scène.

Au Burkina, les comédiens sillonneront une dizaine d’autres provinces après Ouagadougou jusqu’au 15 novembre 2017.

Revelyn SOME

Burkina24

Le Festival International du Théâtre et des Marionnettes de Ouagadougou(FITMO) se déroule par étape dans cinq pays de la sous-région, Burkina Faso, Mali, Côte d’Ivoire, Togo et Niger du 2 novembre au 2 décembre 2017. La première étape, celle du Burkina Faso  est prévue du 2 au 10 novembre dans les villes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Après 28 ans d’existence et 15  éditions vécues, le festival International du Théâtre et des Marionnettes de Ouagadougou (FITMO) 2017 s’investit dans la consolidation des actions  avec notamment « La route des arts », qui n’est autre que le circuit tracé par le festival dans les cinq pays où il aura lieu.

Il reliera les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), Ségou, Bamako, Kati, Sanakoroba (Mali) Katiola, Abidjan (Côte d’Ivoire) Lomé, Dapaong (Togo) et Niamey, Dosso, Tillabéry  (Niger).

L’objectif est de créer un circuit permanent de distribution et de diffusion d’arts et pour ce faire, explique Hamadou Mandé, directeur artistique, «les créations qui se feront chaque jour devront pouvoir emprunter ce circuit, parce que chacune des étapes constitue un cadre de distribution permanent et de diffusion de spectacles. On (les artistes) n’aura pas besoin d’attendre chaque deux ans pour prendre le circuit ».

Au Burkina, le festival débute le 2 novembre avec l’ouverture du colloque à l’université de Ouaga I, sur la personne et l’œuvre de l’initiateur de l’évènement, feu le professeur Jean-Pierre Guingané.

L’ouverture officielle des spectacles est prévue pour le 4 novembre à l’espace culturel Gambidi.

Le marché des   arts, les spectacles jeune public, les arts plastiques, dédicace d’œuvres littéraires, ateliers de formation, rencontres professionnelles, une vitrine des écoles d’arts, (du Burkina, Côte d’Ivoire, Belgique, Suisse, Niger, Bénin) pour un échange d’expériences, sont entre autres activités au programme en marge des spectacles.

Les spectacles officiels ont lieu tous les soirs à l’espace Gambidi,  le siège du festival et dans d’autres lieux tels le Musée national, l’espace culturel, Pamtaabo à Saaba. 7 établissements primaires et secondaires  de la ville accueilleront des spectacles.

 « L’entrée aux spectacles ne sera pas payante. Il  y aura une billetterie pour nous permettre de savoir il y a combien de personnes qui sont rentrées. Le prix du billet sera ce que vous aurez à apporter. Si vous donnez  100f, 1000F,  10 000F, c’est votre contribution. L’objectif est de faire du festival, l’affaire de tout le monde et donc  il doit être accessible à tout le monde », explique Hamadou Mandé

Des troupes venues de 3 pays européens, la Suisse, l’Italie et la Belgique, et de 6 pays africains, Bénin, Niger, la Côte d’Ivoire, Mali, Togo sont attendues à l’étape du Burkina.

Toujours aux dires du directeur artistique, chaque étape aura une nouvelle programmation mais n’empêche que d’autres troupes ayant joué à une précédente étape, se retrouvent dans une autre étape. Ce qui aussi donne la possibilité à d’autres groupes internationaux de rejoindre le festival à tout moment et à l’étape voulue.

Après  Bobo-Dioulasso du 9 au 10 novembre, le festival se déportera au Mali du 11 au 15,  Côte d’Ivoire, du 15 au 22, le Togo du 23 au 28 et au Niger du 29 novembre au 2 décembre 2017.

Revelyn SOME

Burkina24

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