L’ADF/RDA veut reconquérir « la confiance des Burkinabè »

04 November 2017
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L’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) « est de retour ». Le parti a fait son come-back à travers sa rentrée politique, le samedi 28 octobre 2017 à Ouagadougou sous le thème « Consolidation de l’Etat de droit, réconciliation, paix et sécurité ». Au cours de cette activité, le président de l’ADF/RDA est revenu sur les événements des 30 et 31 octobre 2014 en ces termes : « notre responsabilité, nous la reconnaissons, nous l’assumons ».

« L’éléphant est bel et bien de retour. Et il faudra compter avec cette force politique en construction », a tonné Me Gilbert Noel Ouédraogo, président de l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), le samedi 28 octobre 2017. Depuis l’insurrection populaire au Burkina, le parti s’était fait silencieux, mais « l’ADF/RDA est là » et compte mettre « [ses] idées au service de [la] nation ».

« Former les jeunes de sorte à ce que la politique ne soit plus leur dernier recours »

Même si Me Ouédraogo reconnait la responsabilité de son parti dans l’avènement de l’insurrection populaire, il y inclut également tous les autres partis politiques. « Toute la classe politique nationale ne s’est pas assumée », assène Me Ouédraogo. Pour lui, cette classe ne s’est pas mise au-dessus de ses intérêts partisans et est restée arc-boutée sur une volonté féroce d’en découdre, chacun, avec son adversaire.

 

L’ADF/RDA, à travers sa rentrée politique entend par ses actions, « gagner de nouveau la confiance des Burkinabè » pour « rebondir sur les difficultés » et apporter des réponses nouvelles. Et au vu de la situation nationale, selon le président de l’ADF/RDA, il s’agit de mobiliser les énergies d’où qu’elles viennent, de « faire preuve de pragmatisme, d’authenticité », pour sortir le pays de « sa morosité actuelle ». Ainsi propose-t-il de « former les jeunes de sorte à ce que la politique ne soit plus leur dernier recours ». 

L’occasion de cette rentrée politique a été mise à profit pour réagir sur des sujets d’actualité. Sur la justice, Me Gilbert Noel Ouédraogo estime qu’il renforcer son indépendance. « La justice ne doit pas être émotionnelle ni spectaculaire », commente-t-il avant d’aborder la réconciliation nationale, prônée par le parti. « Pour l’ADF/RDA, il ne s’agit pas d’enjamber des cadavres, ni de faire l’économie de la vérité et de la justice », avance Me Ouédraogo.

« Il y a un risque sérieux de dire adieux au Nord »

Il s’agit d’identifier tous les points de conflits majeurs, de les traiter en profondeur et de les solder afin de permettre « à la jeune génération » de ne pas faire les frais des querelles de leurs aînés. Au niveau sécurité, les mots de l’ADF/RDA sont directs : « il faut se ressaisir car il y a un risque sérieux de dire adieu au Nord et de voir la carte du Burkina modifiée à jamais ».

Dans le cadre des travaux de cette rentrée politique, une session du Bureau politique national a permis l’adoption, le vendredi 27 octobre 2017, d’un plan de relance du parti. Séance tenante, instructions ont été données par Me Gilbert Noel Ouédraogo aux responsables sur le terrain afin qu’ils procèdent au renouvellement des structures sur toute l’étendue du territoire « pour y apporter du sang jeune et neuf ».

Ignace Ismaël NABOLE

Burkina 24

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