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L’Espace culturel Morène a organisé le mercredi 8 mars 2017  dans son enceinte à Ouagadougou une nuit pour magnifier les femmes du secteur informel, intitulée  « la nuit du 8-Mars ». 12 femmes ont été récompensées dans différents secteurs d’activités.

Récompenser les efforts de certaines femmes œuvrant dans le secteur informel, c’est l’objectif que s’est fixé le directeur général de l’Espace Morène, Basile Bationo,  en organisant « La nuit du 8-Mars »  ce mercredi  8 mars, date de la célébration de la journée internationale de la femme.

Deuxième du genre, cette nuit a magnifié 12 femmes dans 12 secteurs d’activités dont, entre autres, la coiffure, le tissage, la restauration, la transformation, la musique et le cinéma. Dans chaque catégorie, trois femmes ont été nominées et devraient être départagées par le nombre de vote sur la page Facebook de l’évènement.

Romaine Kaboré a été désignée femme tisseuse battante. Minougou soulama Djouma a été reconnue comme se battant dans la restauration.  Fatou Zongo a été distinguée dans la coiffure, Assetou Traoré dans la transformation céréalière, Georgette Paré dans le cinéma, Aicha  Kongo dans la production d’aliments et Adissa Kassamba/Ouédraogo dans la pharmacie. Quant à Ramatou Palinfo, handicapée, elle a été saluée et magnifiée pour son courage et sa combativité malgré son état.

Les femmes battantes ont été mises en lumière

Au classement général, c’est Fatou Zongo qui occupe la première place avec 668 votes, suivie de Djouma Minougou avec 243 votes. La troisième place est revenue à l’artiste musicienne Amity Meria avec 134 votes.

Une mention spéciale a été faite aux femmes de la Brigade verte de Ouagadougou pour leur combattivité à rendre toujours la ville propre.

Pour la marraine de cette deuxième édition,  maire de l’arrondissement 12 de la capitale, Rasmata Nadembega, cet évènement  est noble  et voit l’effort des femmes battantes récompensé.

«C’est vraiment noble de reconnaitre les efforts de la femme battante, surtout à l’occasion de la journée internationale de la femme qui est une journée de rétrospection des efforts fournis par les femmes qui luttent au quotidien pour avoir une place au sein de la société », a-t-elle déclaré.

Et au promoteur de l’évènement Basile Bationo d’ajouter qu’il y a des femmes qui sont cachées et qui font du bon boulot. Et cette nuit est l’occasion pour  eux de les faire sortir de l’ombre.

Basile Bationo remettant le prix à la Brigade verte

« Il y a des femmes qui se battent  pour le développement  de la nation, mais qui ne voient jamais leur effort récompensé. Par exemple, les femmes tisseuses ne sont pas des intellectuelles mais sont très intelligentes et font un bon travail. Mais on ne les a jamais vues être  nommées ministre ou maire. Cette nuit est l’occasion de  faire savoir qu’elles ne sont pas oubliées et que leur travail est à encourager », dit-il.

Il faut noter que la « nuit du 8-Mars » est à sa deuxième édition et récompense les femmes battantes qui mènent des activités dans  le développement humain et se veut un cadre de partage et de promotion des femmes du secteur informel.

Saly OUATTARA

 

Burkina24

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